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Fiscalité
Comparatif des fiscalités en France et en Suisse

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Comparatif fiscalité France Suisse

L’acquisition d’un appartement neuf en bordure de la frontière suisse offre un cadre de vie agréable et la possibilité de jouir d’une région dynamique. Elle représente également une opportunité financière intéressante pour les travailleurs frontaliers.

En effet, le niveau des salaires helvétiques reste sans commune mesure en Europe tandis que sa position géographique, son charme reconnu et le dynamisme de son secteur immobilier confèrent au Bassin Genevois français une attractivité sans égale dans la région. Annemasse profite ainsi de la présence stimulante de nombreux travailleurs frontaliers, aux exigences fortes en matière de qualité de vie.

Cet alignement de facteurs préférentiels est sous-tendu par la différence de fiscalité entre les deux pays. Pour bénéficier de cette situation particulière, il est important de s’informer sur leurs particularités juridiques respectives. Comparatif des fiscalités française et suisse.

Une pression fiscale similaire

L’imposition sur le revenu est commune à la plupart des fiscalités du monde. La France et la Suisse ne dérogent pas à la règle. Contrairement aux idées reçues, la France n’est pas ce percepteur compulsif dont on devrait fuir les assiduités. Il est bon de rappeler que les hauts pourcentages de taxation (jusqu’à 45%) ne s’appliquent qu’aux tranches de revenus concernées et non à tout le revenu annuel. Par ailleurs, la fiscalité française prévoit plusieurs dispositifs additionnels regroupés sous le terme de prélèvements sociaux. La CSG, la CRDS ou le prélèvement de solidarité constituent environ 8% du revenu sur le travail et 17,2% sur le revenu du capital mais une assistance fiscale experte permet d’en amortir la charge de manière significative.
La Suisse, elle, dispose d’une palette de fiscalités très variées. Chaque canton est en effet libre d’appliquer des taux différents aux impôts cantonaux. De plus, les communes jouissent de la même latitude sur leur fiscalité, ce qui rend les calculs assez complexes. Les impôts indirects, nombreux et divers en Suisse, tendent à équilibrer la fiscalité du pays avec celle de sa voisine française. Tous comptes faits, on estime que les pressions fiscales les plus élevées y atteignent les 40% accompagnées d’un coût de la vie bien plus élevé qu’en France.

A titre de comparaison, la France devrait atteindre les 43 à 44% en 2019 selon les sources. L’impôt n’est donc pas réellement un critère déterminant une installation en Suisse pour se constituer une situation fiscale intéressante. Cependant, un statut particulier, celui de travailleur frontalier, peut s’avérer un excellent compromis offrant la possibilité de combiner une rémunération intéressante et une fiscalité assouplie.

Le cas des travailleurs frontaliers

Pour les travailleurs frontaliers, le paiement de l’impôt est, à priori, dû à l’état de résidence. Pour exemple, un Français résidant en France, travaillant en Suisse mais revenant quotidiennement en France paiera ses impôts en France. Par contre, si vous ne revenez qu’une fois par semaine, vous serez assujetti à la fiscalité suisse et verrez donc votre fiche de paie amputée directement de « l’impôt à la source ».

Les frontaliers du canton de Genève disposent d’un cadre juridique particulier. Ils paient l’impôt en Suisse mais bénéficient d’une fiscalité plus avantageuse puisqu’ils sont soumis au « barème d’impôt à la source », forfaitaire et moins contraignant administrativement. Depuis 2010, ils peuvent, en outre, demander la déduction des frais réels de leur imposition. Les bénéficiaires du statut de quasi-résident pourront ainsi, sous conditions, profiter de cette exception cantonale et des nombreux avantages pécuniaires qui en découlent.

Si les fiscalités des deux pays sont similaires par nature, elles diffèrent assez nettement dans leur application, eu égard notamment aux particularismes régionaux suisses. La vie de saute-frontière, elle, recèle de nombreux atouts. Si l’immobilier autour du lac Léman et en Savoie se porte bien, son cadre de vie n’en est pas le seul responsable. La possibilité de jouir de l’assurance maladie française en travaillant en Suisse, le bénéfice de systèmes de retraites complémentaires ou la proximité des banques suisses et de leurs taux de change frontaliers intéressants, voilà qui ajoute au charme des lieux et procurent aux maisons à vendre proches de la frontière suisse, une attractivité inégalée en Europe.